Une "Villa veterana" est à l'origine du village situé sur l'ancienne voie romaine du Piémont. Mentionné une première fois en 920 (Getenesvillare puis Gokesvilre, Gotesviller et enfin Goxwiller), le village est un bien inféodé à plusieurs abbayes, dont celle de Niedermunster, jusqu'en 1522. Comme la Seigneurie de Barr dont il fait partie, le village était placé sous la suzeraineté de la Ville de Strasbourg jusqu'à la Révolution.
Pendant les nombreuses guerres qui ont déferlé sur l'Alsace, Goxwiller fut souvent pillé, parfois ravagé, même détruit.
| Il forme une seule paroisse avec Bourgheim. L'église Saint-Jean (ante portam latinam), aujourd'hui encore simultanée, a une tour-choeur du 14e ou du 15' siècle, voûtée d'arêtes, un tabernacle mural et un retable de style baroque représentant la Trinité. La nef a été souvent remaniée, de même que le haut du clocher. L'orgue Sauer, de 1812 a été restauré. Les vitraux de Ziolkowski datent de 1987-1990. Sur l'autel protestant se trouve une Bible imprimée par Hans Luft à Nürnberg en 1561. Philipp Jacob Spener, fondateur du piétisme* prononça à Goxwiller son premier sermon, le pasteur du lieu étant allié à sa famille. | |
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Presbytère qui aurait daté du 17e siècle;et qui portait la date 1782 sur un linteau de porte;il a été détruit avant inventaire il ne subsiste que la grange en moellons avec porte charretière et 2 portes en plein-cintre;selon une inscription elle a été restaurée en 1847
gros-oeuvre: grès;moellon;moellon sans chaîne en pierre de taille;bois;pan de bois;enduit |
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Le Meyerhof (1608), 60 rue principale, était la cour dîmière de l'abbaye de Niedermunster.
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| Au n° 127, l'ancienne boulangerie Peter Émilie, maison en colombage à balcon de pignon de la fin du 17' siècle, a été restaurée par des bénévoles; elle est devenue le symbole d'une forte solidarité villageoise |
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L'inventaire du patrimoine architectural relève que Goxwiller est le village du canton d'Obernai qui a conservé le plus de puits en place. Ils sont en grès, à murs de margelle circulaire ou carrée, avec des superstructures à montants extérieurs et des linteaux droits ou cintrés. Les poulies sont en bois ou en fer. Certains portent la date de leur installation: 1585, 1712, 1750, 1863, 1867.
Puits le plus ancien de la commune daté de 1585 et portant les armes de la ville de Strasbourg, seigneur du village, et les armes de Goxwiller sur le linteau galbé ; marque de tâcheron et rosaces
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Puits aire d'étude : Obernai adresse : Principale (rue) 49 époque de construction : 4e quart 16e siècle année : 1585 auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu gros-oeuvre : grès décor : sculpture représentation : blason ; rosace sujet : armes de la ville de Strasbourg et de Goxwiller dimensions : 270 h ; 147 l ; 135 la typologie : puits à linteau propriété de la commune date protection MH : édifice non protégé MH type d'étude : inventaire topographique date d'enquête : 1979 N° notice : IA00023817 |
Catégorie : Puits
collectifs : 3 étudié ; 17 repéré
époque de construction : 16e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle
historique : Dates portées : 1585, 1712, 1750 (2 fois) , 1863, 1867 ; Goxwiller est le village du canton d' Obernai qui conserve le plus de puits en place
gros-oeuvre : grès
décor : sculpture
représentation : blason
armes de Goxwiller
typologie : puits en grès, isolés, à Murs de margelle circulaires ou carrés avec superstructures à montants extérieurs et linteaux droits ou cintrés ; poulies en bois ou en fer
type d'étude : inventaire topographique
date d'enquête : 1979
N° notice : IA00023804
Au courant de l'hiver 1860-1861, la famille Zeyssolff, de Bourgheim, en la personne de maître Louis Charles Zeyssolff, notaire à Strasbourg, fit creuser un puits sur le chemin du Heckenweg au vignoble dit "Aue". Le puits devait se trouver sur le ban de Bourgheim, juste à la limite des bans communaux de Bourgheim et de Goxwiller.
Dans l'idée et les propos de maître Zeyssolff, ce puits bien que situé sur le ban de Bourgheim, devait servir aux habitants des deux communes qu'animait à cette époque un exemplaire esprit de solidarité.
Mais selon les mémoires et les lettres de Me Zeyssolff et de Georges Muller, Me Zeyssolff eut quelques craintes que l'esprit de communauté, qui animait les deux villages puisse un jour être mis en question.
Le 4 novembre 1860, Muller Georges (fils) écrit à Zeyssolff que les travaux des champs étant terminés et les habitants de Goxwiller ayant déjà cherché leur bois d'hiver au Holzplatz à Barr, on pouvait de ce fait commencer les travaux.
En juin 1861, le puits était terminé, les factures payées, les habitants des deux communes purent se désaltérer et donner à boire aux bêtes.
En 1939, le puits n'était pratiquement plus utilisé. Comme les seaux et les chaînes avaient disparus, on ne pouvait plus tirer d'eau.
Le 25 juillet 1962, le conseil municipal de Bourgheim décida de combler le puits, d'enlever la superstructure, et de le placer à Bourgheim, près du grand pont qui enjambe la Kirneck. Mr le maire Gloeckler et les habitants de Bourgheim craignaient que le puits un jour ne fût volé ( l'auge et le banc du puits avaient déjà disparu).
Devant ce geste unilatéral et selon eux non justifié, les habitants de Goxwiller se révoltèrent et une véritable petite guerre morale et administrative, qui faillit dégénérer en guerre ouverte, éclata entre les deux cummunes.
On n'était pas encore à cette époque aux manifestations dans les rues, on voulait se tenir dans la stricte légalité.
Entre-temps, on avait posé une croix et une épitaphe sur l'emplacement de l'ancien puits et une complainte en vers avait vu le jour demandant au maire de Bourgheim ( Emile) de rendre le puits, ce dernier ne pouvant pas se sentir à l'aise à l'endroit où il est nouvellement installé, près d'une rivière qui sent tellement mauvais. Cette complainte se chantait dans les familles, les restaurants et les manifestations de Goxwiller, sur l'air de "Mammatschie":
I. Schon hundert Jahr ech ar dert g'stande
Als schenste Burne wit und breit
Doch plötzli ech er jetzt verschwunde
verschwunde ohne adjeh g'sait
schon hundert Jahrhet ar uns ewerwacht
des Rabgeland wu mer heisst " Leh"
awer jetzt het ne de Gloeckler gstohle
uns Goxwillemer macht des arig weh.
Refrain
Oh Emile geb uns unsere Burn
derzu auch noch der schen Trankstein
Oh Emile, der Burne ech net din allein.
II. Der arm Keib steht jetzt navem Bach
der schümt und stinckt. Ihm wurds jo schwach
ar dankt: we hat ich e schens Lawe
im Lehwag und in mine Rave
er hielt in sin're greschte Not
und dankt schon langsam an de dod
aber d'Goxwillemer lohn sich des nit gfelle
und ware mi weder an mine Platz nuff stelle